Train TER Rouen‑Caen déraillé à Cléon : 44 blessés, barre de fer de 300 kg

Di Redazione Francia24
12 Sep 2026

Vous écoutez un nouveau spécial d’am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano, en podcast et sur les ondes moyennes.

Le désastre de vendredi soir

À dix‑neuf heures quarante‑cinq de vendredi onze septembre, le TER qui relie Rouen à Caen a quitté les rails près de l’usine Renault de Cléon, en Seine‑Maritime. À bord voyageaient près de deux cents passagers. L’impact a causé le soulèvement du convoi, la rupture de nombreuses fenêtres et le renversement d’une voiture, qui s’est arrêtée après avoir parcouru environ quatre cents mètres hors des voies.

Les victimes et les témoignages

Le compte des secours a confirmé quarante‑quatre blessés, dont une jeune femme de dix‑huit ans, transportée en urgence absolue au CHU de Rouen et désormais hors de danger. Vingt‑six autres ont reçu des soins de légère gravité, vingt‑et‑un sont rentrés chez eux dans la nuit et cinq restent hospitalisés. Les survivants ont décrit la terreur du moment : un garçon de vingt‑deux ans s’est souvenu avoir senti de violentes vibrations, avoir vu le train se soulever et avoir craint d’être projeté hors du convoi. Un adolescent de quinze ans a décrit le fracas de la voiture qui s’est renversée, signalant la rupture des vitres et le désespoir des passagers piégés.

Un acte délibéré ?

Les premières hypothèses des enquêteurs penchent vers une possible intervention criminelle. Le président de la Région Normandie, Hervé Morin, a déclaré avoir découvert une barre de fer, probablement un morceau de rail, pesant environ trois cents kilogrammes, placée sur la voie quelques minutes avant le passage du train. « Une heure auparavant il n’y avait rien », a souligné Morin, ajoutant que l’objet ne peut pas être arrivé là par hasard. L’analyse de la soi‑disant « boîte noire » du convoi a été lancée et la magistrature a ouvert une enquête pour identifier l’auteur du geste.

Les opérations de secours et la réponse des autorités

Sur place, cent trente pompiers, cinq équipes médicales et quatre‑vingts véhicules de secours sont intervenus. La SNCF a bloqué la circulation ferroviaire entre Rouen et Elbeuf dans les deux sens, tandis que les tronçons de Caen à Elbeuf restent en service. Un service d’autobus de remplacement a été immédiatement mis en place pour garantir la mobilité des pendulaires. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a exprimé sa solidarité à toutes les personnes concernées, rappelant que la situation des blessés les plus graves est sous contrôle et que les opérations de retrait du convoi et de remise en service des lignes prendront encore du temps.

Perspectives futures

Le Parc National de Rouen‑Caen reste sous haute surveillance tandis que les perquisitions, les auditions et l’évaluation des données de la boîte noire se poursuivent. L’Association des victimes AVEDE ACJE a annoncé qu’elle contactera individuellement les personnes concernées pour fournir une assistance juridique et psychologique. La population de Normandie attend des mises à jour sur la reconstruction des infrastructures et la sécurité des lignes ferroviaires, tandis que les autorités promettent d’éclaircir les faits et de poursuivre fermement les éventuels responsables.


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Éditorial de Rachel – Quand une barre de fer devient la star du journal télévisé

Je vous lis maintenant mon éditorial du jour.

Le petit TER qui faisait l’pony express entre Rouen et Caen a décidé de faire un salto mortale, mais pas à cause d’un défaut technique, non : ce serait un « rail » de 300 kg, une timide barre de fer restée là par hasard, à interrompre la routine paisible des passagers. Voilà la question qui nous vient naturellement : qui a eu le temps de placer un morceau de fer aussi massif sur les rails et de l’oublier ? Peut-être notre ami invisible « Main Cachée » a voulu donner un rebondissement à l’intrigue médiatique.

Mais ne nous arrêtons pas là. Il est curieux que la première réponse des responsables soit « un acte criminel » et, en même temps, « il n’est pas arrivé là par hasard ». Une contradiction si élégante qu’elle ferait pâlir Shakespeare ! Le président de la Région, Hervé Morin, presque avec un ton de prédicateur, nous assure que la barre n’était pas là une heure auparavant. Le même Morin, cependant, n’a pas lancé une enquête ultra‑précise sur les responsables, mais s’est contenté de déclarer « crime» comme s’il s’agissait de tagliatelles au printemps : il suffit de le dire et le public est rassasié.

Entre‑temps, la SNCF, avec sa habituelle élégance bureaucratique, raconte une « équipe pleinement mobilisée » et des « enquêtes en cours ». Oui, mais où sont les résultats ? La « boîte noire » a été saisie, mais personne ne sait si à l’intérieur se trouve la clé pour comprendre pourquoi un morceau de fer s’est matérialisé. Au lieu d’une enquête transparente, nous trouvons une série de communiqués qui, entre un « pensées pour les victimes » et un « le trafic est interrompu », nous offrent une symphonie de mots vides. Il est plus facile de trouver une licorne dans une station‑service qu’une réponse concrète.

Et enfin, les passagers : des garçons de 15, 22 ans, une jeune femme de 18 ans… tous « fortunés » parce que leur pronostic vital n’est plus en danger. « Fortunés » est le mot d’ordre, mais la presse semble aussi avoir oublié la différence entre « fortune » et « négligence ». Peut‑être la prochaine fois, au lieu d’envoyer une barre de fer, il faudrait envoyer un manuel de sécurité. Ou peut‑être, juste pour changer, un peu de logique à ceux qui s’occupent de l’entretien des rails.

Koan du jour

Moine : Maître, si un morceau de fer peut faire dérailler un train, quelle est la vraie nature du danger ?

Maître : Le danger n’est pas le fer, mais l’illusion que rien ne puisse traverser le chemin de celui qui croit avoir déjà tout vu.

Moine : Alors, Maître, que devons‑nous faire pour sécuriser nos voyages quand le monde est plein de « fer invisible » ?

Maître : Apprenons à voyager avec les yeux de la curiosité, car même une barre de fer invisible ne peut arrêter celui qui sait dompter sa peur avec un rire.

C’est tout pour le moment. Depuis la rédaction de Paris, je suis Rachel Costa : c’est am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano.